Comment réaliser un smash gagnant ?

Ne vous est-il pas déjà arrivé de faire la faute sur un smash inratable ? Votre adversaire arrête de jouer, et vous, malgré toute la place que vous avez, vous envoyez votre balle dans le grillage ou encore plus frustrant, juste à côté de la ligne, faute… Beaucoup de personnes rencontrent ce problème, et cet article, va vous expliquer comment réussir vos smashs !!!

La technique du Smash au tennis

Une technique très proche du service mais dans un environnement différent

  • Le smash reprend les mêmes éléments techniques que ceux du service. Mais, dans la mesure ou la situation est différente du service, ces éléments ont une importance différente dans le smash. Par exemple, la rotation du corps qui représente 80 % de la puissance dégagée au service peut voir son importance être bien moins grande selon la situation dans laquelle on réalise le smash.
  • Donc, au final, le smash pourrait être similaire au service, mais puisque les conditions sont différentes, il est loin d’être exactement identique.

Comment faire un smash parfait au tennis

Ces deux vidéos vous expliquent comment réussir à smasher au tennis. Un cours de tennis précis sur les mouvements, le placement des pieds, la position des mains sur la raquette pour réussir un smash parfait comme Nadal, Djokovick ou Federer.

EXPLICATIONS TECHNIQUES POUR RÉUSSIR VOS SMASHS

ÉTAPE1 : L’ORGANISATION DU SMASH

  • C’est la base pour réussir un smash. Le temps qui sépare la frappe de votre adversaire à la vôtre est très court ! C’est pourtant durant ces quelques secondes que tout peut se jouer et où l’on peut réussir ses smashs.
  • Au moment où votre adversaire frappe dans la balle, vous devez enchainer un saut d’allègement et une rotation des épaules afin de placer votre raquette en position armée (votre bras est légèrement cassé et doit former un angle droit avec votre raquette).
  • Une fois le haut de votre corps en place (en seulement 1 seconde), vous allez devoir vous placer sous la balle…

Comment avoir une bonne position technique pour réussir tous ses smashs ?

 

ÉTAPE 2 : LE PLACEMENT DU SMASH

  • Pour un bon placement au smash, voici mon conseil : Vous devez reculer suffisamment pour ré avancer afin d’ajuster votre placement !
  • Sur la photo, Djoko est en train de ré avancer doucement pour bien être équilibré. L’équilibre lui permettra de frapper plus fort. C’est de cette manière qu’il peut réussir tous ses smashs.
  • Pour garantir la sécurité de votre smash, vous devez maitriser le slice qui vous permettra d’enrouler votre balle… Le saut n’est pas indispensable pour faire un bon smash, il est plutôt synonyme de perte d’équilibre…
  • Si vous le souhaitez, je vous propose de regarder une vidéo de Federer en SlowMotion (au ralenti) en train de faire un Smash.

EXPLICATION TACTIQUES POUR RÉUSSIR SES SMASHS

ÉTAPE 1 : LE SMASH AVEC OU SANS REBOND ?

  • Bien souvent, n’ayant pas trop le temps et la lucidité, nous nous précipitons sur la balle pour conclure notre point mais nous en oublions une chose très importante : jusqu’à un niveau de seconde série, il est très compliqué d’associer Puissance et Prise de temps sur l’adversaire !
  • Pour réussir ses smashs, il faut faire le bon choix !

ÉTAPE 2 : PUISSANCE DU SMASH

  • Pour « éclater » son adversaire, vous devez vous retrouver dans une position similaire à Djoko sur cette photo. Bien équilibré, prêt à transférer son poids du corps vers l’avant, bien organisé…
  • Vous devez avoir la sensation d’attendre la balle. Mais ce n’est pas tout.
  • Vous devez laisser rebondir la balle par terre de manière à fixer votre adversaire et à faire encore quelques ajustements comme par exemple : déterminer la zone à toucher, ajuster votre placement afin de bien rabattre votre balle…

ÉTAPE 3 : PRENDRE DU TEMPS À L’ADVERSAIRE

  • Pour prendre du temps à votre adversaire, vous n’avez pas le choix : vous devez prendre la balle quand elle arrive et ne pas la laisser rebondir. Et bien souvent la balle n’est pas si facile à jouer !
  • Organisez-vous vite, mettez de l’effet dans votre smash et frapper normalement dans la balle !

POUR RÉUSSIR VOS SMASHS, VOUS DEVEZ PENSER « EFFICACE » ET NON « PLAISIR » SI VOUS SOUHAITEZ ÊTRE PERFORMANT !


Voyons maintenant les différents smashs en fonctions des situations

  • Plus on a de temps, plus la puissance peut être optimisée parce qu’on peut alors avoir recours à des éléments techniques du coup qui donnent de la puissance, mais qui sont lents à mettre en place.
  • Inversement, moins on a de temps et moins la puissance peut-être optimisée, puisqu’on n’a plus le temps de mettre en place les éléments donnant le plus de puissance au coup.
  • Cela dit, vu l’ouverture de terrain qu’ouvre le smash, on n’est pas obligé d’automatiquement maximiser la puissance, même si on le peut (si l’adversaire est très loin de l’endroit où on veut envoyer la balle, ce n’est pas forcément la peine d’envoyer un boulet de canon)
  • En fait, l’adaptation de la puissance du coup selon les diverses situations va se faire surtout en jouant sur la rotation du corps. Plus on aura de temps, et plus on l’optimisera (ce qui prendra plus de temps, par exemple, pour tendre les muscles le plus possible), et plus elle représentera une part importante de la puissance. Et moins on aura de temps, moins on l’optimisera, et donc, moins elle représentera une part importante de la puissance.
  • Dans la mesure ou le smash est très similaire au service, je ne vais pas détailler le mouvement ici. Il suffit de se reporter à l’article sur le service.

1) Le smash lorsqu’on a tout le temps : un coup assez similaire au service

  • Donc, comme au service, la rotation du corps va donner l’essentiel de la puissance (dans les 80%) et la pronation, dans les 20 %. Comme au service, on va optimiser le mouvement de rotation du corps en mettant la jambe droite (pour un droitier) dans un axe au trois/quart perpendiculaire au filet et le corps perpendiculaire au filet. Puis, on va remettre durant le mouvement, le corps dans l’axe de la jambe, qui elle, se met à ce moment-là totalement perpendiculaire au filet. Et le mouvement du bras sera, là aussi uniquement un mouvement de détente de l’ensemble bras/avant-bras et de pronation de cet ensemble.
  • La seule chose qui va changer, c’est qu’à la frappe, on va se pencher plus vers l’avant, que ce soit uniquement avec le tronc ou avec tout le corps, pour que le mouvement soit dirigé plus vers le bas (il faut d’ailleurs faire attention. Parce que, comme au service on finit le corps penché vers l’avant, et que là, ça va être pareil, on peut croire qu’on a frappé en se penchant, alors qu’à le frappe on avait le corps à la verticale).

 

 

2) Le smash lorsqu’on a un peu de temps devant soit : mixte de pronation et de rotation du corps ou/et basculement

  • Ici, on va mettre un peu moins de puissance dans le coup. La diminution de puissance va venir d’une moindre énergie mise dans la rotation du corps, la pronation du bras restant la même. L’impulsion venue de la jambe pour faire tourner le corps, va être moins importante. Donc, proportionnellement, la puissance apportée par la pronation va être plus importante. Au lieu d’avoir du 80 %, 20 %, le rapport va passer à 60 %, 40 %.
  • Du coup, en prenant de l’élan pendant moins longtemps pour la rotation du corps, on est plus réactif. Surtout qu’on peut zapper une partie de la rotation du corps pour faire une rotation moins importante avec un basculement du tronc à la fin du mouvement.
  • Ici, on peut également ne pas faire une avancée du corps, mais simplement rester sur place (la bascule du tronc permettant une légère avancée), ou en ramenant le pied avant (le gauche pour un droitier) vers l’arrière en se servant du pied arrière comme pivot pour le corps. Ça permet de s’adapter à un lob sur lequel on est légèrement en retard.
  • Dans la mesure où la préparation est plus légère (et le mouvement aussi), il faut faire bien attention à faire partir le bras depuis sa position de préparation. C’est à dire, depuis une position reculée, qui donne de l’élan.
  • On peut avoir tendance à préparer haut et à faire partir le bras une fois que celui-ci est assez relevé. Ce qui ne donne aucune puissance. On peut avoir tendance, puisque la préparation est déjà raccourcie et moins puissante, à trop raccourcir.
  • Donc, on est ici dans une configuration plus réactive et plus adaptable à un éventuel retard sur la balle. Une configuration où on conserve une certaine puissance tout de même.
  • Dans ce cas 2), mais c’est valable aussi pour la situation 3), puisqu’on peut être éventuellement déjà un peu pris de vitesse, il faut faire attention à basculer l’ensemble du corps ou le tronc vers l’avant, pour que la trajectoire de la raquette aille vers le bas.
  • Il ne vaut mieux pas frapper en basculant le corps vers l’arrière. Parce qu’on peut alors déjà être en situation où l’angle du corps avec le sol fait que la trajectoire de la raquette va être trop horizontal, voir, trop vers le haut. Du coup, la trajectoire de la raquette va aller trop vers le haut durant le mouvement.
  • Ça impose un rattrapage avec la pronation du bras. Alors, il est vrai que, contrairement au service, on a plus de marge de liberté au niveau des angles. Mais, dans le feu de l’action, un rattrapage avec la pronation du bras n’est pas forcément évident.
  • On constate donc que le fait que la trajectoire du smash soit orientée vers le bas et qu’on soit obligé de reculer pour se placer présente un désavantage quand on est pris de vitesse. Désavantage qu’on retrouve beaucoup moins sur les autres coups. Puisque à peu près tous les autres coups sont faits avec une trajectoire beaucoup plus horizontale, et avec un déplacement en général vers l’avant ou latéral.
  • Un dernier problème. Souvent, comme on cherche le maximum d’extension, on ne pense pas à bien pivoter le corps à la frappe. Ça peut aussi arriver parce qu’on ne pense plus à pivoter et qu’on ne pense qu’à faire une extension (sans forcément chercher l’extension maximum).
  • Bien sur, dans le cas 2 comme dans le cas 1, si on veut ne pas mettre une puissance énorme dans la balle parce que l’adversaire est complètement déplacé, il suffit de ralentir le mouvement ou n’utiliser que le bras.

3) Le smash lorsque l’on a peu de temps

  • Bien sur, je ne parle pas, dans ce troisième cas, d’une situation de rattrapage totale ou on arrive tant bien que mal à renvoyer la balle mais d’une situation où on peut encore arriver à frapper un minimum la balle.
  • Presque tout est fait avec la pronation du bras. Disons qu’ici, le bras donne désormais 70 ou 80 % de la puissance et la rotation du corps seulement 30 ou 20 %. Il vaut mieux tout de même tourner les épaules durant le mouvement de frappe. Parce que, sinon, la pronation du bras entraine un choc dans toutes les épaules. En avançant l’épaule droite (pour des droitiers) on limite fortement le problème.
  • Les mouvements et façons de faire sont assez divers. On peut mettre le bras dans le prolongement du tronc (donc, à plus ou moins 90° avec les épaules), pour aller chercher la balle le plus haut possible. On peut sauter. On peut frapper en faisant passer le pied avant vers l’arrière pour faire tourner le tronc. Le fait de devoir rattraper une position du corps en bascule arrière sera carrément souvent imposée. Tandis que dans le cas 2, c’est plus un problème de manque d’attention.
  • Enfin, dans la mesure où on s’entraine relativement peu pour le smash, il vaut mieux éviter de se disperser et s’entrainer sur seulement 2 types de smash : le type 2 et le type 3, puisque le type 1 est relativement facile à faire. Mais bon, bien sur, c’est à chacun de voir sur quel type de smash il a besoin de s’entrainer.

Tennis-Overhead-Pete-Sampra

Service et smash, attention aux similitudes :

  • La similitude entre le service et le smash fait que les confusions sont tout à fait possibles. Le fait d’être un mouvement assez proche de celui du service sans être identique introduit des avantages et des inconvénients. Avantage, c’est à peu près la même technique. Désavantages, ce n’est pas tout à fait la même technique. Donc, on risque de reproduire le même mouvement à l’identique et de mal exécuter le smash.
  • Cette ressemblance imparfaite entraine qu’on peut avoir un service et un smash mauvais, ou au contraire, avoir un service mauvais et un smash correct. Le cas d’un bon service et d’un mauvais smash ne devant pas se rencontrer souvent par contre.
  • Comme dit précédemment, on peut notamment faire l’erreur, en faisant un mouvement trop similaire au service, d’envoyer la balle trop à l’horizontale et donc trop loin. Le smash doit aller beaucoup plus vers le bas (donc, l’angle vertical doit être non pas parallèle au sol, mais vers le bas de 45° environ). Donc, si on reprend tel quel le mouvement du service, on peut faire un mouvement inadapté.
  • Le fait de faire le smash en mouvement peut engendrer des mauvaises façons de faire. Par exemple, on peut, au lieu d’utiliser la jambe droite pour faire une rotation du corps, l’utiliser pour faire une impulsion uniquement à la verticale. Ceci pour frapper la balle plus haut. On perd ainsi la puissance de rotation.

La prise :

  • Là aussi, le smash est plus libre que le service, puisqu’on peut utiliser une prise de coup-droit eastern, alors qu’au service, ça a tendance à limiter le coup (en plus, souvent, ce sont plutôt des prises qui tendent seulement vers la prise eastern de coup-droit, qui sont plutôt entre la prise marteau et la prise eastern de coup-droit).

Précision :

  • Le smash ne nécessite pas une précision extrême, mais tout de même, un minimum est requis. Il faut d’autant plus se méfier que, tout de même le corps est en mouvement et que, comme on aime frapper fort, on peut être amené à faire un peu n’importe quoi. Comme quand on frappe comme une brute un coup-droit sur balle haute qui semble très facile et qu’on le met dans le filet.
  • Ce sont les dangers de la liberté au smash. On a tellement de liberté qu’on peut être tenté d’en abuser.

Placement et autres problèmes :

  • Les considérations précédentes concernent la technique de frappe en elle-même. Mais, si on considère les autres éléments du coups (déplacement, difficulté à estimer la distance de la balle, envie de se mettre le plus en extension possible, ce qui entraine qu’on n’a plus aucune possibilité de détente. Ou alors, le fait de rester tourné), le smash n’est pas si facile.
  • Le plus gros problème du smash, c’est qu’on doit reculer. Or, beaucoup de joueur se placent mal latéralement quand ils doivent reculer.
  • En fait, le problème du déplacement est surtout un problème de placement au départ. Il vaut mieux ne pas se placer trop près du filet pour ne pas recevoir un lob trop dangereux sur lequel on risque d’être pris. En se plaçant à un mètre devant la ligne de service, on risque beaucoup moins de se faire surprendre, sauf par un lob parfait, ce qui limite fortement le nombre de lobs qui passeront.

Gain tactique d’un bon smash :

L’acquisition d’un bon smash change beaucoup de choses d’un point de vue tactique. Un smash très moyen, sur lequel on n’est capable presque tout le temps de le renvoyer (avec, disons, 50 % de simples renvois, 30 % d’erreurs et 20 % de smash gagnants) entraine le risque que l’adversaire en difficulté (ou pas) fasse régulièrement des lobs, parce qu’il sait que, de ce coté là, il sera tranquille la plupart du temps (même si son lob n’est pas bon), voir gagnera le point.

Avec un smash de bonne qualité, l’adversaire fera très peu de lob (sauf de défense, quand sa situation est désespérée). Du coup, le filet se résumera surtout à la réalisation de volées.