Pourquoi le Grand Chelem le plus difficile est l’US Open ?

Depuis son établissement à Flushing Meadows en 1978, l’US Open n’a été gagné que par des joueurs qui étaient, avaient été ou sont devenus n°1 mondiaux, à l’exception (pour l’instant…) de Juan Martin Del Potro en 2009 et Marin Cilic en 2014.

Moralité : il faut être très, très costaud pour gagner l’US. Y’a-t-il des raisons à cela ? Oui, et pas qu’un peu…

Pourquoi l’US Open constitue le tournoi du Grand Chelem le plus difficile à négocier pour les joueurs français, qui ne l’ont plus gagné depuis 1928. C’est effectivement le cas (malgré de bons résultats récents), mais l’on a envie de rajouter : c’est le cas pour tout le monde, en fait.

  1. Très souvent pourtant, dans l’esprit commun, c’est Roland-Garros qui détient cette palme du Grand Chelem le plus difficile à gagner. Si l’on ne prend en compte que l’aspect physique lié à la terre battue, c’est sans doute vrai. Mais si l’on prend en compte l’ensemble des paramètres physico-technico-tactico-psychologiques qui constituent ce sport magnifique qu’est le tennis, ça l’est moins….
  2. A Wimbledon, c’est l’inverse. La spécificité du jeu sur gazon, qui privilégie (même aujourd’hui qu’il a été ralenti) la technique, la vitesse et le timing, font qu’on peut parfois « se planquer », comme le disait Cédric Pioline dans l’Equipe. Pat Cash, vainqueur à Londres en 1987, confessait récemment : « Wimbledon est le tournoi du Grand Chelem le plus « facile » à gagner. » A condition de savoir un peu jouer au tennis, quand même…
  3. Enfin, l’Open d’Australie a ceci de particulier qu’il arrive en tout début de saison, à une période de l’année où tout le monde est frais et dispo, donc physiquement et mentalement prêt à en découdre, sur une surface et dans des conditions pourtant redoutables.
  4. L’US Open, lui, est un peu un « mix » des différentes difficultés inhérentes aux trois autres tournois du Grand Chelem, tout en rajoutant ses propres obstacles. Pas étonnant, donc, que seuls les cadors puissent en venir à bout. Voici pourquoi :

Cédric Pioline est le seul Français dans l'ère Open à avoir atteint la finale de l'US Open. C'était en 1993, il avait alors été battu par l'intouchable Pete Sampras.

1 – Parce que c’est le dernier de l’année

  • Il arrive non seulement à la fin d’une saison où la plupart ont déjà énormément pioché, mais aussi en bout de piste d’une tournée américaine longue et harassante, aussi bien physiquement que mentalement, particulièrement cette année avec les J. O. Et pourtant, ce n’est pas le moment de se relâcher…

2 – Parce qu’il se dispute sur une surface « universelle »

  • Si le dur n’est pas la surface où les échanges sont les plus longs, c’est la plus traumatisante pour les articulations, ce qui est un point de difficulté supplémentaire…

TENNIS : US Open 2015

3 – Parce que les conditions y sont épouvantables

  • A l’US Open, il n’y a pas vraiment de frontière entre ce qu’il se passe sur les courts et ce qu’il se passe dans les allées. Même sur les courts principaux, où ça circule de tous les côtés et qui, le soir venu, se transforment en boîte de nuit géante à chaque changement de côté…

Une night session à l'US Open, sur un court ouvert aux quatre vents, c'est presque un rite initiatique. Il faut être blindé mentalement pour y survivre. Mais c'est aussi un spectacle unique.

4 – Parce que l’environnement y est écrasant

  • C’est un paramètre supplémentaire aux conditions déjà difficiles. Le stadium Arthur-Ashe, rappelons-le, c’est le plus grand court de la planète (environ 23 000 places) et quand on se trouve projeté au centre de ses tribunes gigantesques, c’est franchement impressionnant…

A New York, on en prend plein les yeux sur les courts et hors des courts Difficile de rester concentré.

Cet article ne comporte que des extraits, pour lire l’article complet suivez le lien suivant : Pourquoi le Grand Chelem le plus difficile est l’US Open

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