Comment mieux jouer et supporter la chaleur au tennis ?

Vous êtes inscrit à un tournoi cet été et de fortes températures sont prévues ? Sachez qu’en France il est inutile d’invoquer la « Heat Policy » en vigueur à l’Open d’Australie ou à l’US Open. En effet sur les tournois FFT, aucun règlement ne stipule l’arrêt des matches en cas de forte chaleur. Toutefois cela est possible mais la décision est laissée à l’appréciation du juge-arbitre du tournoi.

Toutefois des recommandations du Ministère de la Santé sont proposées aux organisateurs de tournoi. Elles sont résumées ci-dessous (cliquer pour zoomer)

Vous l’avez donc sans doute constaté, (en tout cas cela est mon cas) jouer sous la chaleur n’est pas une partie de plaisir, alors mieux vaut s’y préparer suffisamment tôt, pour s’y adapter le mieux possible le moment venu.

Alors pour vous préparer au mieux et parer à toutes les éventualités en plus d’avoir des conditions de jeu fortement modifiées, voici 5 conseils :

1 – Vous perdez en endurance, mais gagnez en explosivité

Photo de Isabella Mendes sur Pexels.com
  • Sous la chaleur, vos qualités physiologiques ne sont pas uniquement impactées à la baisse, comme peuvent vous le faire penser vos sensations « mollassonnes« .
  • Cyril Schmit, professeur d’EPS passé notamment par l’INSEP, où il avait aidé des athlètes à s’acclimater à la chaleur en vue des Jeux olympiques de Rio 2016, nous aide à comprendre ce phénomène : « Si l’élévation de la température interne est forcément néfaste aux efforts d’endurance, en revanche, l’explosivité est améliorée par la chaleur. »

2 – Les conditions de jeu sont aussi plus rapides

Photo de Jim De Ramos sur Pexels.com
  • C’est une question de pression atmosphérique. L’air chaud, moins dense que l’air froid, s’élève mais aussi se laisse perforer plus facilement.
  • Donc plus le mercure grimpe, plus la balle ira vite dans l’air et rebondira haut puisque l’air pressurisé à l’intérieur, une fois bien chaud, aura tendance à la porter.
  • A contrario, sans doute avez-vous remarqué qu’en hiver, les balles vous paraissent plus lourdes et moins vives.

3 – Il faut adapter sa tactique… mais aussi son équipement

  • Vu que les conditions sont plus rapides mais aussi que le temps de réaction « cognitif » de votre adversaire est plus lent à cause de la chaleur, tentez davantage de premiers services ou d’accélérations. Sans perdre de vue l’idée de l’emmener dans un effort d’endurance. « Plutôt que de forcer vos frappes, faites-le faire courir à l’échange « .
  • Comme vous serez vous-même plus explosif qu’endurant, dosez votre effort et surtout, acceptez d’avoir plus de déchet que d’habitude.
  • Bref, adaptez-vous et adaptez aussi votre équipement. Pour compenser les conditions plus rapides, « La plupart des joueurs professionnels augmentent leur tension de cordage quand il fait chaud », alors pourquoi ne pas faire ce choix ?
  • Enfin, au rayon textile, évitez les couleurs foncés, qui absorbent davantage la chaleur, mais optez pour du clair voir du blanc.

4 – Asséchez-vous !

Photo de Gratisography sur Pexels.com
  • On se gardera bien de dresser le profil-type du joueur performant sous la chaleur. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il vaut mieux faire la chasse aux kilos en trop.
  • Pour améliorer notre capacités à maintenir constante la température interne de notre corps, mieux vaut donc s’assécher, en pratiquant à côté du tennis des sports d’endurance (course à pied ou vélo).

5 – Enfin anticiper et compenser les pertes en eau

  • Boire beaucoup est la consigne n°1 en cas de forte chaleur, y compris en amont et en aval de l’effort, et ce même quand on n’a pas la sensation de soif.
  • Au niveau alimentaire, privilégier les aliments gorgés d’eau (tomates, concombres, melons, pastèques, etc.) tout en réduisant les quantités, puisque la digestion dégage de la chaleur.
  • Durant le match pour retarder la montée en température il est conseillé de « Prendre davantage son temps entre les points, se mouiller avec une serviette humide et bien se sécher la sueur, car plus la sueur est abondante, moins elle s’évapore« .
  • Des recommandations à suivre et même à accentuer si l’on est au-dessus ou en-dessous dans la tranche d’âge optimale de (25-45 ans). D’autant que l’on a aussi tendance dans ces âges-là, à perdre davantage d’électrolytes dans la sueur.

Pour lire l’article complet : Cinq choses à savoir pour être plus fort sous la chaleur

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